Ha, quelle est belle la nature autour de Roquefort le Bedoule……
Surtout quand tu ne connais pas et que tu visites en touriste. C’est le mieux.
On était partis pour faire une virée non pas sur les pas de Marcel Pagnol, mais sur les pas de l’enduro de Cassis.
Bon ok, pour la culture générale, ce n’est pas top, mais que voulez vous, Francky, les classiques il les connaît sous formes de spéciales et pas d’écrivains.
En fait c’est bien aussi.
Au départ, 5, rassurez vous on sera 5 à l’arrivée itou, mais on sera passés en premier lieu par la spéciale du petit Whistler.
Comment vous ne la connaissez pas ?
Cherchez pas, elle ne figure dans aucun manuel, même dans les livres d’histoire, ils n’en parlent pas.
C’est une spéciale à Francky, bien cachée, on dira même nichée entre Roquefort et le château de Roquefort.
Entre Stéphane, Théo (en vacances et sur le départ pour IBIZA), Médhi et Bibi, alias moi même, on fait confiance à Francky.
C’est une spéciale donnée par MONSIEUR PARISI himself, empruntée en courant pour des trails de compétition de niveau international.
Avec ça ma chère madame, ce sera tout ou vous avez encore besoin d’autre chose ?
Non non, mettez moi un début de spéciale en mode escalade, il faut juste que l’on porte 2 ou 3 planchettes pour aménager le tout histoire de ne pas prendre rendez vous chez le dentiste pour les 4 prochaines années.
Une fois le départ digéré, on finit par remonter en selle pour attaquer le début de cette spéciale Canadienne de renom.
C’est sûr, elle vaut le coup, le tout servi sur un tapis d’épines et son lit de virages relevés.
On mettra même plusieurs S à relevés, tellement il y a de 180° à effectuer en glisse sur une roue en 26’’, 2 roues en 27,5.
Ha mais oui, il fallait que je vous le comte ce fameux premier essai de 27,5.
On va le dire tout net, avec ce vélo, je suis champion du monde des liaisons, même que Francky il reste derrière à la cravache, et regrette son Lapierre monocoque alu avec ressuage et ressoudage.
Ressuage pour les nuls, n’est pas le fait de transpirer, mais de faire tremper.
Et non, ce n’est pas de la lessive non plus que l’on parle. Bande de mous de l’hémisphère droit.
Il aura donc fallut que je sois champion du monde des liaisons car arrivé en bas de cette excellente spéciale, sortez vos téléphones mesdames et messieurs, pour savoir qui chopera le 5G le premier.
Android, Iphone, la lutte est acharnée, l’un utilisant une bas de donnée en 26’’ et l’autre en 29’’, on finira par départager en disant : par là bas il y a des maisons, c’est par là quoi.
Comme quoi la technologie sauve une fois de plus son homme d’un destin peu certain.
Bizarrement les GEEK de la bande alias Théo et Médhi suivent sans broncher et ne se foutent pas des vieux. C’est louche.
On repartira sur un parcours connu de tous, Théo voulant faire les terres grises que l’on agrémentera d’une autre spéciale de l’enduro de cassis de l’an 2000 et des brouettes, cherchez pas ma bonne dame, ce genre d’événement qui sont bien sous tout rapport n’auront pas lieu cette année, les écolos trouvent que le vélo ça pollue, que ça détruit les chemins, que ça gêne les marcheurs, en gros que ça fait braire tout le monde.
Je suis content quand même. Dans les bouts de droit je mets un vent à tonton Francky, des fois, il n’y a pas de mal à se faire du bien, dans les virages, faut encore apprendre un peu à apprivoiser la bête qui tourne mais faut le brusquer un peu et surtout faut pas hésiter à prendre de la gîte.
Arrivé au départ de la dernière que même le dernier des pratiquants qui fait de l’enduro dans la région connaît, je veux parler des terres grises, œuf Corse en roastbeef dans le texte, je sens une certaine tension dans les yeux des jeunes.
Ca pue le tirage de bourre à plein tarin là dedans.
C’est parti en mode championnat du monde, du haut jusqu’en bas. En gros, si tu crèves, tu es seul, si tu t’en mets une, tu es seul, si tu te farcis un arbre, tu prendras toi même le rendez vous chez le dentiste pour les 6 prochains mois.
L’ordre est établi, un Théo devant déchainé, un Francky à ses trousses, Steph en chasse patate entre les deux avec Bibi au train et médhi qui commence à se battre avec lui même.
Se bat tellement bien le jeune qu’il s’en met une avant la série de grands whoups. Petite pause pour le remettre d’équerre, le charger sur le vélo et qu’il se finisse jusqu’en bas.
Moi je vous le dis, quand il va avoir le caisson, le Minot, il va nous atomiser, on a encore 1 an devant nous avant de se faire pulvériser façon façon, et on ne pourra plus que mouiller le maillot pour lui courir après.
A la réception de l’atterrissage, il n’y a pas une belle hôtesse qui propose un rafraichissement, mais un gars qui à posé sac et vélo en travers du chemin histoire de faire 2 ou 3 clichés de son pote avec le dernier Lapierre avec IE SCHOCK s’il vous plaît.
Que ce soit Médhi ou moi, on a faillit y rectifier le bazar quelque chose de bien, ce brave garçon aurait eu la lumière à tous les étages avec la batterie d’un bord et le reste de son biclou de l’autre.
Pour le service après vente filez tout droit et en bas première à droite puis première à gauche. Circulez y a rien à voir.
On apprendra que Thé o a fait un peu de botanique avec un arbre, la médecine par les plantes, ce doit être au programme de la P1 de médecine.
Par contre le cours qui s’intitule : Comment masser une épaule avec du chêne, le professeur Théo est en train de l’écrire.
Chance pour ce coup, le chêne n’a pas fait de massage en profondeur.
Et bien voilà, fin de spéciale gentillette, retour au parking en taquinant du routier, bon je vous passe Francky qui pleure son Lapierre et qui râle que son Rocky est trop lourd et qu’il l’aime juste pour les compétitions…..
Mais enfin quelle belle promenade, 3 heures de roulage sous un soleil qui apporte son lot de vitamine D, son lot d’émotion et surtout qui fait chaud au cœur.
Promis, samedi prochain on remet ça avant de mettre nos chaussures crouteuses sous le sapin.
Ajouté le 15/12/2013 par Bertrand - 0 réaction


