l'endur'opidum 2014 (résultats+ résumé + vidéo)

Alors voilà, on s’est fait l’endur ‘oppidum.

 

Bon ce matin , ce n’tait pas gagné, on savait qu’il fallait changer d’heure, voter et courir, mais dans quel ordre, je ne sais plus vraiment.

 

Le réveil sonne à 05h30 de la nouvelle heure pour finir de se préparer et mettre en route, Francky a dit je seri là bas à 08h00, donc j’ai pas le droit d’être en retard, il a ma licence.

 

On attend, Stéphane, qui lui est parti a la dernière minute, no stress, arrivé sur place à un bon 09h015, il continue de boire la café, fait les réglages sur son vélo, trouve que le dérailleur arrière gratte un peu, bref on dirait qu’il a préparé la course comme moi je me prépare a vider le lave vaisselle.

 

Bon ça va pas, mes intestins me rappellent que c’est une course et qui dit course dit stress et qui dit stress dit caca de la peur…

 

Donc mes premiers efforts sont mentaux, faut arriver à se dire que non, faudra attendre un poil et se faire encore de nœuds au ventre pendant 6 heures.

 

C’est dur, dur de retenir un truc qui ne pense qu’à sortir, tant pis, on se jette dans la première liaison, j’y laisse un gant, que Frncky ramassera sur le bas côté.

 

Et puis on se lance pour la SP1.

 

Comme dit Francky, on fait papy 1, papy 2 et papy 3, les ordres de roulage ne sont pas dans cet ordre, mais on part tel la patrouille de France, Franck en premier, on dirait plutôt la patrouille de Franck, puisque lui il est devant genre vraiment devant que même le commissaire le lui rappellera et ce à quoi il répondra : On triche comme on peut.

 

De toute façon, on savait que Francky volerait en team leader…..

 

D’ailleurs c’est parti et ça part très fort, avec des virages en appui dan la terre, faut pas mettre la roue au bord sinon tu fais tout droit dans les fourrés.

 

Le seul hic, et il y en a un c’est qu’au bout de 500m se présente un mur à grimper à pied.

 

Là mon corps s’est transformé, le cœur a failli sortir de mes poumons, j’ai eu un goût de sang dans la bouche, la bave au bord des lèvres, le souffle, bon ben le souffle, il est parti, je fais une apnée jusqu’en haut de la montée et arrivé là haut il a fallut sauter sur l vélo et penser que cela aller descendre, que nenni, ça descend oui, ça descend mais tous les 300 mètres ils ont mis un coup de cul du tonnerre, qui te rappelle que le cœur se cherche toujours une place entre tes 2 poumons, le cardio sonne pour me signaler que je suis en surrégime, tu parles, j’avais compris, on s’enquille une fin de spéciale magnifique sous les arbres en devers dan la terre, le but du jeu n’était pas d’aller vite, mais de rester concentré et de jouer avec les vitesses.

 

BERTRAND     201 ème au général    53 ème master 1

 

 

Et puis le drame est arrivé : pppppfffffffffffffff, ça a fait.

 

Le matin j’avais piqué la pompe à Francky pour faire la pression, mais cet espèce de gougnafier ne m’avait pas dit que le mano était à moitié mort……

 

Bilan croyant gonfler à 2 bars, je devais avoir bien moins quecela et sur le dernier 500m, j’ai fini non pas à la pédale mais à la course à pied.

 

Quand je disais que ce n’était pas une journée qui partait bien.

 

On se remonte la même liaison, avec bien 45 minutes de montée, et on va se jeter sur la SP2 avec un départ façon 24h0 du Mans, vélo à 10m par terre, et tu vas courir le récupérer et roule poupoule.

 

Là je suis confiant, gonflé à bloc, surtout de l’avant maintenant et on part, les 3 papys font la queuleuleu et c’est une spéciale pour les rouleurs, donc on envoie, je suis mon papy master 3 la première partie ne permettant pas de doubler, on arrive sur la début de la partie roulante, descend un pignon et zou, et crac……

 

JE pédale dans le vide. Je regarde et vois la chaîne à côté du petit plateau, je pense avoir déraillé, que dalle, la chaîne pend lamentablement par terre.

 

STEPH  64 ème au général  3 ème master 3

 

 

Jette tout sur le bord, ouvre le sac attrape le nécessaire de survie, ouvre la boite, prend l’attache rapide, monte le tout en un temps record. Ca c’était l’idéal….

 

Bon j’ai effectivement ouvert la boîte et l’attache rapide s’est perdu dans le maquis. Je vous passe les jurons d’énervement, il me faut maintenant choper le dérive chaîne et remettre le tout d’équerre pour aller au bout de cette spéciale de mer..

 

Je ne regarde plus le temps qui s’écoule, je répare et fonce vers le bas, c’est clair c’est une spéciale pour rouler, sauf dans la partie basse où on est en sous bois, sur de la terre bien meuble.

 

Bon ben ce n’est pas avec celle là que je vais péter un temps.

 

D’ailleurs pour péter un temps, je vais le péter en montée, faut que je me refasse because que le départ de la SP 3 est dans 40 minutes 3 fois rien, il faut remonter au départ de la SP1.

 

FRANCKY  32 ème au général  6 ème master 2

 

 

Alors là, j’ai gagné le scratch, j’arrive à 5 minutes du départ, j’ai les jambe qui commencent à dire papa maman, et faut se mettre en ligne.

 

Après le pneu et la chaîne, je ne vois pas trop ce qui peut arriver, donc je roule au cul de mes 2 autres petits camarades dans une spéciale au 65 virages, tu veux tourner, tu vas apprendre, merde, ça bouchonne dans la partie basse, un attardé que je vais retrouver dans la SP4 et qui m’encouine car impossible de faire quoi que ce soit ni à droite ni à gauche pour le pousser, j’avoue qu’avec les épisodes du début, je serai loin très loin au classement.

 

SP4 ? Oui oui SP4, on remonte et c’est parti pour 50 minutes de montée, là je dois avouer que ça commence à tirer sévère, il y a des mecs allongés sur les bords avec des jambes raides, qui a dit que le mot crampe revenait tout le temps ?

 

On ne s’en souci guère, on file vers le départ, là on apprendra que les départs son décalés de 15 minutes.

 

ERWAN 136 ème au général 23 ème en master 2

 

 

On s’envole donc pour cette SP4 qui mérite ses 50 minutes de montée, une spéciale du niveau des autres, d’abord à flanc de colline puis en sous bois dans de la terre, une spéciale géniale qui va nous ramener vers le ravito de fin de course.

 

En fait là personne ne s’étend, ça mange, et on a tous les 4 un visage bien marqué.

 

Alors l’enduro’ppidum, moi je dis l’an prochain je reviens parce que les spéciales sont vraiment trop belles et puis aussi pour le cours d’anatomie de mon cœur. 

 

la suite en image

 

 

 

 



Ajouté le 31/03/2014 par francky - 0 réaction

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