On aurait pu faire une sortie cool, on a fait une sortie extra.
La météo annonçait pluies éparses, mais nous, on s’en fout, de toute façon il ne va pas pleuvoir, ça c’est sûr, vu le ciel, impossible de se prendre la drache.
Du coup au départ de Font blanche, nos avons tous le fond du cuissard blanc, immaculé, mais ça ne va pas durer.
Sur un groupe de 10, la règle thermodynamique énoncée par le professeur Grandcolas Stéphane a été mise en application par le Petitcolas Théo.
A savoir, que l’eau au cours de la sortie transforme le cycliste et il s’évapore sauf si la mécanique s’emmêle. Mais je vais y revenir.
Donc 12, et dans le désordre, Théo, Francky, Eric, Mathieu, Eliot, Steph, Anthony ,Laurent, Florian, Bibi, à savoir moi même et 3 copains d’Eric qui ne savent pas où ils sont tombés…
On commence d’abord par Mr Théo avec son nouveau LAPIERRE du team Massilia, mais je vous rassure, Théo le mignon de son Président est toujours au club, de toute façon si il veut nous quitter, on le dispersera façon puzzle façon tontons flingueurs.
Donc ce nouveau bike, qui ressemble de profil un peu à un Panzer, faut dire que pour éviter de toucher le tube diagonal, ils ont fait un S, et une chance que Lapierre n’ait pas fait un second S, sinon ça faisait SS et pour la coup, c’était réellement un panzer.
Le truc, c’est que c’est un panzer de profil, mais un Messerschmitt quand c’est Théo qui pilote, et un panzer conduit par un gus un peu rasta. D’ailleurs sa voiture danse de l’arrière train toute seule quand le contact est coupé et qu’il remonte le bike.
C’est en fait un groupe de rasta qu’il va falloir emmener, quand on dit on y va, la seule réponse qui se fait entendre c’est : ouais du calme man, on est pas aux pièces man.
Donc on se remonte par la route, et là, direct un truc me choque, c’est la puissance du père Eliot, une arme de guerre, c’est le moteur du panzer, je ne sais pas ce qu’il bouffe, mais il avance, et par contre il cause, ha ça, si tu voulais entendre les oiseaux te chanter au gai vive la rose, tu repasseras, car Eliot a des tas de truc à raconter.
On se retrouve par hasard au départ de la SP1, une petite spéciale de rien avec 2 ou 3 modules en bois histoire d’agrémenter le quotidien, éco citoyen façon COP 21.
On va dire que ça part fort, devant le pilote sur son avion de chasse n’amuse pas la galerie, il fait dans l’efficace, visiblement la technologie de ce nouveau bike se fait bien à lui ou l’inverse, on a pas le temps de voir, il court léger le petit, une petite bouteille à la ceinture, un bidon, et pour le reste de ce qu’il y a à porter, il a son porteur d’eau.
Et devinez qui c’est son porteur d’eau ? Ben un ancien capable de rouler a ses trousses, prêt à se sacrifier en plein milieu du désert pour lui filer une roue, une chambre à air, voir porter son coupe vent, vu que le jeune il n’a pas de sac à dos.
Après, faut voir le ravito du Petitcolas, c’est digne de ce que tu peux trouver à la boom des jeunes du club, mais ça n’a pas vraiment sa place dans une musette de cycliste.
Alors on trouve pèle mêle : un twix, un bounty, pour avoir un petit goût de paradis, ça va bien avec un vélo aux couleurs de rasta rocket ; et puis avec ça madame, c’est pour emporter ?
Oui c’est pour emporter, alors mettez moi des modèles mini, faut pas que cela pèse, parce que le ravito, le porteur d’eau ne peut pas le prendre.
Bon cette PS1, ben c’est une petite bombe cette spéciale, un truc de dingue avec des modules pour sauter, d’ailleurs au milieu de cette spéciale, les plus ardus iront se mesurer au vide et au dévers avant de retourner sur la piste.
Façon récréation de maternelle quoi.
L’appui, il y en a, je suis collé à la roue d’Anthony qui freine encore, mais ça ne va pas durer, cette journée aura un goût amer de mécanique.
Du bas de cette spéciale, il faut se remonter en haut du Moutonnier et là, c’est tous les muscles dehors que le défi se relève.
Pour ma part, je ferai comme Mathieu, 2/3 de la montée avant de rencontrer un soucis de transmission.
Mais devant le panzer ne s’arrête pas, il file vers le haut sans s’arrêter, Eric accroché à son porte bagage qui serre les dents, et pousse sur ses gambettes.
Et derrière encore, on a Eliot qui ne mollit pas, ni des jambes, ni de la bouche, un moulin qui cause et se pose des questions.
SP2 ?
Ben rien de bien compliqué, on s’enquille la SP2 de l’enduro de Cassis qui part à gauche en haut du Moutonnier.
Et c’est là que ça a mal tourné.
On a déjà perdu les 3 copains d’Eric, qui eux nous ont fait faux bon.
Mais déjà le départ de cette SP2 ne se passe pas comme elle devrait, le top pilote dans sa grande bonté a laissé son porteur d’eau passer devant, histoire que lui aussi goute un peu à cette magie qu’être pilote d’usine.
Bon, un porteur d’eau il est porteur d’eau parce qu’il suit son top pilote comme une ombre, là, Tonton Francky s’enquille tout droit alors que c’est à droite.
La vrai vie reprend ses droits et le top pilote repasse devant escorté par son ombre.
Je suis tant bien que mal le porteur d’eau et suis suivi par Anthony qui va faire 2 épingles.
Faut quand même que je vous dise que les épingles, c’est un peu du 2 dans les tailles d’épingle à tricoter, c’est limite pour faire du crochet, et faut s’y prendre à 2 fois pour faire pivoter pilote et vélo.
A ce jeu là, Antho va faire piloter le vélo et le pilote en laissant le frein comme point de pivot.
Bilan, frein arrière out et donc retour au bercail, accompagné de Steph qui est son porteur non pas d’eau mais de vélo, la COP 21 est passée par là, et on covoiture à ST PONS.
Eric, lui aura pris le départ en pneus clous, il a le droit, on est dans la période autorisée, mais le clou aura raison de la chambre, et donc Eric va faire une pause pour réparer.
De là, notre top pilote décide avec son porteur d’eau de rejoindre une marche sur le haut de la piste regarder si on peut sauter une épingle pour atterrir dans la suivante.
Je ne vous fait pas de dessin, le premier passage était le bon, le second pour les caméras des sponsors aura raison du pneu arrière et donc on est repartis pour réparer.
Mais pas de suite, entre temps, Eliot qui jusque là n’avait pas encore bougé une oreille, va faire parler de lui.
Ce jeune est puissant, trop peut être, faudrait voir à lui payer un panzer si des fois sa mère lit mes écris.
Sur un coup de pédale, il va arracher les vis de fixation du petit plateau.
Alors visiblement c’est la troisième fois en 2 mois, et je pense qu’Eliot va se faire tordre par le sponsor quand il sera rentré au stand.
Alors on lui a donné un conseil, passer en mono plateau, et monter des vis renforcées.
On va voir si le sponsor réussi à trouver un financement pour une modification de cet ordre.
Là, Francky va avoir un mot essentiel : Quand tu fais du vélo, tu sais que tu vas casser, le matériel, en compétition, on ne l’économise pas, un pet sur le vélo, c’est un pet sur le vélo, faut pas s’attarder sur des problèmes matériels.
Le destin va donner rendez vous à Francky dans la prochaine demi heure.
Pour couronner le tout, il se met à flotter copieux, la remontée se fait gentiment jusqu’à ce que l’on perde Florian, la crampe le guettait et il préfère rejoindre la route.
Alors on se retrouve à 5, Théo, Francky, Mathieu, Eric et moi.
Avec Mathieu pour le moment, on regarde gentiment tout ce monde se battre avec ses soucis mécaniques.
Car, oui, le porteur va finir par casser lui aussi.
Nous sommes trempés, le top pilote s’est rapproché de son équipier pour reprendre son coupe vent, en lui annonçant : cela va te faire moins lourd.
Bon en même temps, là, il pleut copieux.
La dernière spéciale repart du moutonnier, on se hisse là haut dans la brume, tels des gorilles, des borborygmes (il fallait le placer celui là hein!) sortent de notre bouche car l’effort se fait sentir, et l’on repart cette fois ci en face en haut du moutonnier.
Ce coup ci je m’accroche au pare choc de Mathieu, son maillot rouge me sert de mire, vu que la visibilité est comment dire poisseuse.
Alors que l’on attaquait le petit Canada, d’ailleurs la météo est comme qui dirait identique, Francky va péter sa K7.
On lui avait pourtant déjà signalé que ce n’est pas un auto reverse, et qu’en plus de nos jours le MP3 fait des merveilles.
Que voulez vous, il adore la K7 de Mariah Carey, il se la repasse en boucle et choisit toujours un morceau digne de ce nom pour les fêtes de fin d’année dans ses montages vidéo.
On redresse, K7 morte, il râle le Francky, mais on lui remémore la remarque faite à Eliot 42 lignes plus haut.
La fin, ben il faut fermer un œil pour arriver à y voir quelque chose vu que c’est masque de boue obligatoire pour tout le monde.
Les lunettes, cela ne sert plus à rien, le coupe vent ça peut éventuellement servir à éviter de salir la voiture de Mr Grandcolas, sauf si le porteur d’eau nettoie le vélo de son top pilote avant de le remonter dans la voiture.
Vous l’aurez compris, des sorties comme celle là on n’en fait pas beaucoup, elles restent gravés dans ma mémoire et s’effacent doucement en attendant que de nouvelles aventures reviennent. Mais celle ci elle était ultra bonne.
je vous mets les photos marquantes du week-end
pour commencer Jules, qui nous à fait une grosse frayeur lors du dual slalom au cours du samedi mais le bougre est solide heureusement



vive les genouillères
pour finir notre nico national
qui à fait son periple avec ses collégues, GARÉOUL - ROQUEFORT LA BÉDOULE , 80 km de vtt avec 2600 de dénivelet ,de 7h00 du matin à 17h00

Ajouté le 10/12/2015 par Bertrand - 0 réaction


