Vous voulez savoir où nous en sommes ?
Et bien je vais vous le dire.
En tant que Président, je n’ai rien à vous cacher.
Nous sommes au début de l’année de vélo.
Il est débile le Président, il nous prend pour des gaga. Non, pas du tout, je répète, nous sommes en début d’année de vélo.
De Vélo ? Oui, de vélo.
J’affirme et je répète, de vélo.
J’aurais pu dire en début de saison, ce qui signifie en début de préparation physique pour des compétitions, ou encore en début de saison d’enduro, ce qui voudrait dire que nous nous cantonnons à la pratique du VTT et de l’enduro seulement.
Mais non, je répète en début d’année de vélo.
Car nous touchons à tout, aussi bien aux vélos à grands débattements, qu’aux pneus de 23 mm de large, qu’au 29’’, qu’au 27,5, au triathlon qu’au vélo taf.
Alors oui, en début d’année de vélo, car nous sommes un club open, en fait au sein de mon club, je n’ai pas des moniteurs, j’ai des dénicheurs de pratiquants, des relookeurs de cyclistes.
L’engouement pour l’enduro est immense dans notre région, comme partout en France. Mais passé l’effet de mode, il faut bien comprendre que nous ne serons jamais tous des enduristes.
Et c’est là que nos moniteurs sont de dénicheurs de talents. Ils observent, étudient, testent, et vont orienter pour que nos jeunes et moins jeunes se sentent mieux à leur aise.
Qui pouvait prédire qu’aux bosses du 13 l’an dernier, Eliot finirait 5ème junior ?
Qui pouvait prédire que Nicolas Parisi quitterait l’enduro pour se tailler un superbe palmarès en XC ?
Pour Eliot, Il a fallu du temps, faire des essais, changer de vélos, rétrécir les largeurs de jantes, mais Franck a su tailler le diamant pour le sublimer.
Il prend son temps, mais il a attaqué la taille de Maxence et Terence en XC, Théo et Owen en enduro, je suis persuadé que l’on est sur de la haute joaillerie.
Pourquoi ? Parce que Franck est un passionné, qui ne compte pas ses heures ni la dureté de la tâche.
Mais surtout, vous avez la chance d’avoir un moniteur qui a roulé sur route, en cross country, en enduro, en tandem, et dans chacune des disciplines, il a gagné.
Vous avez déjà regardé les étagères chez Franck et Nathalie?
Moi oui, les étagères plient sous les trophées, coupes et autres médailles glanées ça et là sur les podiums.
A 45 ans, il est encore devant, sobre, efficace, propre. Un peu comme son palmarès en somme.
Pour Franck, l’histoire qu’il faut retenir ce n’est pas le podium, ni le palmarès, mais la bataille qu’il a fallu mener pour y arriver.
En ce début d’année, j’ai perdu des licenciés qui m’ont annoncé vouloir aller rouler avec des pros en enduro.
Je leur souhaite de tout mon cœur de réussir sous leurs nouvelles couleurs. Spécialisés, ils seront.
De notre côté, on enfilera au gré de nos envies un short, un cuissard ou une combinaison de tri.
Mais, est ce que vous venez chercher la même chose que nous chez ST PONS VTT ?
Parce qu’il est vrai que nous façonnons un peu le club à notre image.
On y trouve un endroit familial où l’on a limité le nombre de licenciés pour que les moniteurs, bénévoles, au nombre de 4 assurent un encadrement en nombre limité.
Un endroit où la course à l’armement n’est pas vraiment notre priorité, on aime le beau matériel, c’est sûr, mais nous sommes tous pères de familles et savons les sacrifices qu’il faut faire pour équiper ces têtes blondes.
Un club, où le mot club signifie quelque chose, et représente une famille où les moniteurs vont épauler des parents en donnant des valeurs et peut être entendre avec une autre oreille que celles des parents.
Alors oui, on a Francky, mais pas seulement, et c’est pour cela que l’on va modifier l’organisation des cours afin que chacun des licenciés puisse profiter des conseils d’Eric, Jérémy, Anthony à tour de rôle. Parce que l’on a besoin de vous montrer aussi qu’on a compris qu’il faut que nous changions pour répondre à vos attentes.
Un club qui après 7 années d’existence envisage de se munir d’un véhicule 9 places « club » afin de pouvoir emmener nos licenciés sur des courses ou des stages.
Est ce que c’est un sacrifice ?
Non, c’est dans l’ordre des choses, quand on est épaulés par des parents bénévoles qui s’investissent et seront là, avec ou sans nous.
Notre bourse aux vélos fût un bon cru pour sa seconde année et nous permet de concrétiser ce projet malgré la perte de sponsors.
On nous a dit l’autre jour avec Francky que le bénévolat c’était fini, qu’il n’y avait plus que nous pour travailler de la sorte.
Mais moi, j’ai envie d’y croire, j’ai envie de croire que l’on peut enseigner sans se demander si l’on y passe 2 heures ou 3 heures.
On m’a encore dit au club de la Pomme ce matin que notre bourse aux vélos était ce qu’il manquait sur le secteur et que c’était une bonne chose de pérenniser,
Oui, une nouvelle saison de vélo commence, et j’ai envie de terminer en disant simplement : pourvu que l’on ait une monture pour avoir l’ivresse.
Mais il manque des termes dans cette phrase.
Pourvu que l’on ait une monture pour avoir l’ivresse ensemble.
Et si l’on arrive à multiplier les montures pour régler ça à la pédale, la béatitude nous guette.
A bientôt
Bertrand
Ajouté le 23/10/2017 par Bertrand - 0 réaction


