Bonjour à tous
Je vous mets le résumé de mon 3 ème ÉPIC ENDURO FINISHER
.jpg)
Départ du paddock 05h00 du matin pétante tous masqués, il fait 6 ° ça pique, cette année il n’y aura qu’une vague contrairement aux années précédentes, en cause 30% en moins d’inscrits sans compter ceux qui étaient inscrits mais qui ne sont pas venus, alors pour vous dire que le niveaux des gars était relevé, ils ne sont pas venus pour enfiler des perles, les locaux étaient de sortie, je crois même que je suis le seul représentant des Bouches du Rhône.
Le problème d’une vague avec 300 participants environ, c'est qu’une fois arrivé en haut du premier départ, et BENN, tu attends entre 10 mn et 15 mn avant d’attaquer ta SPÉ, petit contre temps que je n’avais pas prévu, et là tu te dis, merde je vais déjà prendre du retard sur cette foutue porte horaire, bon tant pis, reste ZEN, fais avec et reste concentré, t'es bien monté sans forcer alors on peut se dire que les jambes sont au rdv.
Temps de la montée 1h15 mn environ.
Top départ Spé 1 (la Miellerie)
Tous phares allumés (merci BERTRAND), je pars, une spéciale très ludique avec pas trop de pièges, parfait pour débuter cette journée dans le noir absolu. Je rattrape environ 4 gars qui me ralentissent un peu au moment de les doubler, en plus, la poussière qu’ils dégagent de nuit est sacrément perturbant pour la vision et on a tendance à vite se retrouver sur le coté du chemin. Traduction, imaginez vous au ski par temps de brouillard avec l'effet voile blanc et bien c’est pareille mais à 5h du matin. En fait, à ce moment là je regrettais la pluie des ÉPIC précédant (les deux derniers), HOUFF suis arrivé sans encombre, mais là je me dis bizarre j’ai rattrapé beaucoup moins de monde que d’habitude, en fait le terrain est sec et il y a beaucoup de locaux, donc dans les parties rapides où il faut envoyer et BENN il faut connaître, et moi dans les parties que je ne connait pas, j’ai du mal à débrancher le cerveau, la belle époque est loin très loin....
Sp1 réalisée en 12mn09s
.jpg)
Direction Spé 2, sur un DFCI en mode un peu plus rapide pour essayer de rattraper le retard du premier départ, temps de la liaison 30 mn environ.
Départ Spé 2 (Crétouilles)
Je me lance une nouvelle fois dans le noir absolu dans une pente engagée avec virages serrés, je me dis au bout de 100 m c'est bizarre je vois moins bien, HOUPS j’ai oublié de mettre l’éclairage au maxi, alors entre deux arbres et des pentes un peu moins fortes, bon alors je lâche le guidon et je vais choper le bouton en priant que ça n’éteigne pas la lumière. Vous allez me dire mais pourquoi il ne s’arrête pas, tout simplement parce que derrière moi un gars est parti à mon cul et j’avais une petite pression. J'ai réussi à mettre une intensité plus forte mais au prix d’une sortie de virage, donc le gars me double, normal, bon je n’ai perdu que 10s ça va, je me remets dans le rythme et là je revois mon acolyte la tête dans les buissons donc je le redouble pour ne plus l'avoir à mon cul, en gros c’était une petite spéciale courte mais engagée, juste pour nous préparer pour la 3ème spé, cette petite mise en bouche a été réalisée en 3mn24s.
Je fais la liaison 3 en 1h15 mn environ pour arriver à coté du départ de la Spé 1 à 10 mètres près, physiquement tout va bien.
Cette spéciale 3 j'ai pu le reconnaitre la veille en mode cool mais j’ai quand même trouvé le moyen de m’en mettre une, dans une série de virages serrés avec des rochers alors quitte à y être, ce passage je l’ai refais. Par contre, j’y ai vu un nombre impressionnant de VAE qui roulaient ou d’autres qui se faisaient tirer par un VAE pour faire au moins 3 spéciales dans la matinée. Apparemment c'est l’avenir de la discipline qu’est l’enduro. C’est terminé les gars, les enduros à l’ancienne avec la découverte du terrain jour J-1, maintenant la veille les reconnaissances se font en VAE pour mieux descendre frais et en forme en musculaire le mendemain jour de la course, à méditer.
Départ Spé 3 (Trot’ecolier)
Cette spéciale super variée, on a de tout, du ludique, de l’engagé, des relances techniques et roulantes, des virages serrés dans des rochers où tu te demandes comment tu vas tourner, mais comme j’avais repéré la veille je suis donc passé CRÉÉÉMMME, puis tu finis dans un merdier de rochers saillants dans le genre lit de rivière, tu cherches en permanence la meilleure trajectoire, arrivé en bas sans encombre et content de moi, un RÉÉGAL.

Je prends la direction du retour au village pour attaquer la 2 ème boucle.(Objectif EPIC D’ARGENT)
Mais là petit problème, d’un seul coup, sans prévenir, deux crampes à l’intérieur des cuisses très violentes arrivent, m’immobilisent, juste après l’arrivée de la spé 3, donc je me pause 5 mn les jambes en l’air entre deux rochers, pour finalement se calmer tant mieux ça m'évite les noms d’oiseaux, ce n’est que le début. Vite, je prends la direction du paddock 4 km de pistes cyclables environ, les crampes ont disparues OUF, suis serein.
Je fais décharger ma puce et je file au camion pour refaire le pleins d’eau, graisser la chaine et me changer vite fait, car là, un gros morceau m’attends 4 spé et 38 km à la louche.
Je repars en direction de la Sp 4, on emprunte la même montée qu’au départ de la boucle 1, d’ailleurs cette colline on l’a monté 6 fois, pour ceux qui connaissent, c'est comme si vous montiez 6 fois le CRUVELIER à GÉMENOS en partant du parc d’ALBERTAS, le bonheur à l’état pur.
Départ Spé 4 (Crêtes-spanning)
TOP, j’attaque cette descente immonde, là on passe un niveau supérieur, de l’engagé, des toboggans pentu, un passage avec du public style coupe du monde aux endroits les plus chauds qui n’attentent qu’une chose s’est de te relever en cas de chute, mais toi quand tu approches de cet endroit, et tu entends des cris et là tu te dis, reste concentré, ça pu la grosse difficulté avec belle gamelle, et là tu arrives dans des rochers pentu avec un virage serré au bout. Mais toi quand tu arrives il y a un gars en vrac sur ta trajectoire, donc tu passes tu ne sais pas comment en roulant à moitié sur un spectateur ce qui m’a valu des hoolaaa, après ça je finis sans encombre, entier.
Non non cette course n’est pas stressante du tout, entre les portes horaires, les éventuels problèmes mécaniques, la gestion de la bouffe et de l’eau, tout beigne. À oui, j’ai oublié de vous dire qu'avec le COVID, ben pas de ravito ni de point d’eau, en autonomie à chaque fin de boucle, alors tu charges la mule. Mais pas tous, après je me suis dit mais comment font les gars qui ont un petit sac et un bidon de rien du tout, car oui il y en a qui partent juste avec le sifflet et la couverture de survie obligatoire. N’ayant que ça à faire, après réflexion et surtout une bonne observation, j’ai trouvé, l’assistance en VAE de votre compagne ou d'un pote, ça évite d’avoir 2L de flotte et du matos dans le dos pour réparer au moins 3 BIKES au cas où, pas bête, là encore à méditer. Parce que pour moi le but c'est de finir alors je ne veux pas abandonner sur un petit problème mécanique. Sauf que la conséquence, et bien on a un sac qui pèse une tonne, donc je dois revoir ma copie est faire comme certains font et me dire tant pis on verra bien en espérant ne pas avoir de soucis et mon dos sera content mais pas que.
Aller revenons à la course.
Spé réalisée en 10mn03s
Et je me remonte cette p….n de colline pour la 4 ème fois 1h20mn, les noms d’oiseaux ne vont pas tarder à sortir je le sens.

Spé 5 (Mézeilles)
Cette SPÉ c'est le même style que la SPÉ 4 avec un public similaire, sauf que la fin est plus roulante à MACH 12, avec une alternance de rochers à éviter, donc tu pédales à fond, en ayant mis les vitesses tout à droite, et PAFF d’un seul coup j’arrive dans une partie qui bouge pas mal, je n’ai pas eu le reflex de changer de vitesse pour retendre la chaine sur les pignons supérieurs et donc au moment de remettre la sauce, je m’apercois que ma chaine est sortie de l’ântideraillement entre le pignon et la chape de l'antiderrailleur mais la chaine est là, pas grave Franck, pompe et ne freine surtout pas, l’arrivée ne doit pas être trop loin.
YESS l’arrivée est là, terminé sans encombre en 10mn01s.

Je remets la chaine, OUF pas de casse, je remonte pour 45 mn de portage pentu environ.
Je sens les crampes qui reviennent, je respire et rejoins difficilement la Spé 6.
Spé 6 (les chasseurs)
Je prends le départ de cette spéciale pas frais du tout avec mes amies les crampes, heureusement elle est très courte et sans grande difficulté, ligne droite à fond, virages à 180°, quelques rochers par ci par là, mais comme les crampes n’avaient pas disparu, je n’arrivais pas à avoir le bon FLOW comme on dit bref, j’ai fait une descente de M…E, mais sans tomber.
Maintenant j’attaque la liason 7, toujours avec, vous savez quoi, mes crampes, pour remonter la même coline pour la 6ème fois mais de plus haut, donc 30mn de moins, cool, comme je n’arrive pas à faire un tour de pédale, je marche à coté du bike, je trottine, je marche, en alternant, ce petit exercice de fractionné, car la forme est là mais les crampes m’empêchent de pédaler, alors cours FOREST, jusqu’en haut de la Spé 7, en espérant que les crampes disparaissent, l’espoir fait vivre.
Parlons un peu des portes horaires, à ce moment là, j’ai une heure d’avance, suis large, c'est bien mais faut pas trainer.
Spé 7 (la Mienne)
Je me pause 5 mn avant de partir, car celle-là je la connais de l’année dernière, elle est magnifique, très ludique avec des pièges en dévers dont je me rappelle, il y a une grosse relance pentu à un peu plus de la moitié.
TOP c'est parti, j’attaque les cuisses répondent, je rattrape un gars, puis deux puis trois, je passe le dernier au sommet de la relance, pour basculer sur un chemin large avec deux jeunes qui ont profité que je double les gars pour me passer avant la mono trace, je me mets à leurs culs, on est trois à se tirer la bourre, je leur mets une pression de fous en criant aller aller, j’ai retrouvé la pêche, je m’éclate comme un petit fou, j’ai 20 ans c'est génial heeuuu non franck tu t’emballes t'as 49 ans, HAAAA oui aller calme toi, les jeunes ont capitulé je l’ai repasse, mais un autre gars nous double, mais là j’ai essayé de suivre, ça allait un ton trop vite pour moi, j’ai préféré finir sur une bonne note de sensation jusqu’à l’arrivée, celle-là un pur plaisir qui s’est terminé en 10mn11s.
RETOUR au paddock, je fais décharger ma puce au plus vite, il est 14h25 mn, cela fait 9h52 que je roule, j’ai à peine 10 mn pour manger, pour graisser la chaine et faire disparaitre ces vilaines crampes qui me menacent à tout moment, avec l’aide de ma femme Nathalie et ma fille Lucie.
Je repars, liaison 8 avec 45 mn d’avance sur la porte horaire du paddock, avec l’expérience des EPIC précédent je sais que cela va être juste mais on y crois.
Au programme 14 km de montées, la première est dans le style col de l’ÉSPIGOULIER, tu te dis cool ça va aller vite surtout que tu te rencontres qu’il y a environ 10km puis 4 km de plat ça va passer CRÉMMME, les jambes vont bien les crampes ont disparues, le CALMME AVANT LA TEMPETE.
Au bout de 5 bornes, tient on prend un chemin à gauche HOOO un petit village c’est joliiiiii, puis on reprend à droite, et là, un mur pentu style DFCI mais pas lisse du tout, alleeeer on pousse le vtt, mes crampes qui reviennent, je me pause, pour repartir et ça je l’ai fait au moins 10 fois, dès qu’un appel de crampe arrive, pour finalement me faire doubler par un groupe avec une fille qui expliquait la longueur de la montée, elle parle et les gars qui sont avec elle tirent la langue en l’écoutant, elle connait le coin, cela fait maintenant une heures que je monte, je me glisse dans ce groupe, je lui pause la question, "dit moi, on est bientôt au sommet, erreur fatale
«elle me répond HOOO NONNN on est à peine à la moitié, je peux vous dire qu'à ce moment là, un gros moment de déprime m'est venu, je me suis assis par terre en laissant partir le groupe, pour déguster un des petits sandwichs que Nath m’avait préparé, puis je repars, je marche, je marche encore 20mn, et là un autre gars me double car je marchais vraiment comme un canard appuyé sur le guidon, à ce moment là c'est le SANTA qui me poussait. Et voilà que je repose la question qui tue, « tu crois qu’on est bientôt en haut, il me repond HOOO je pense, car on a fait 4000 m de D+ donc je pense qu’il reste 200 m de dénivelés à faire, et en même temp on commence vraiment à voir le sommet , après le sommet BAAA y a plus rien, non » et moi je lui réponds bêtement BAAAA oui.
Après ces bonnes paroles il m’a distancé, sauf qu'il s'est passé 30mn avant enfin d'attaquer un chemin forestier roulable en lacet, puis, là un autre gars arrive derrière moi avec un souffle fort, le mec poussait son vtt, il allait aussi vite que moi, et là il me dit « j’en ai marre, j’ai une envie de meurtre, elle n'en finie jamais cette P….N de montée ».
Heureusement nous sommes finalement arrivés sur les 4 derniers km roulants que j’attendais pour détendre mes jambes, après quelques petits coups de cul pour nous achever, je suis arrivé enfin au sommet à 17h15mn, et oui j’ai mis 2h45 mn pour monter, sans mes crampes cela se monte en 2h je pense.
Je me pause un peu 5mn environ, car il me reste à atteindre la dernière porte horaire, qui est se trouve bas de la SPÉ 8 à 18h00 max, et il faut entre 15 et 20 mn pour la descendre.

Spé 8 (St Martin Froid)
Aller ne perds pas de temps enquille cette Spé.
Alors là, je m’attendais à tout sauf à ça, au début tu pars dans la forêt de pins bien sympathique sur du plat, puis tu te diriges vers l’enfer du NORRRD, PARIS /ROUBAIX puissance 20, du marteau piqueur pendant 19mn pour moi, je rattrape trois gars au fil de la descente, un sur le côté, puis l’autre qui a crevé ou d’autres qui n’arrivent plus à tenir leur guidon.
Moi les bras ça va, même l’arthrose de mon poignet gauche à presque disparu, j’ai trouvé ça bizarre d’ailleurs, mon SANTA tape dans tous les coins, les jantes DT SWISS résistent, ainsi que les pneus, OUFFF je suis enfin arrivé sans pépin, avec la tête qui vibre encore en 18mn 45s.
.jpg)
La dernière porte horaire est atteinte avec 20 mn d’avance, comme chaque année la même ambiance est au RDV on se félicite tous entre pilotes.
Je me pause enfin 15 bonnes mn, j’appelle nath pour la rassurer et lui dire que je suis EPIC D’OR, heuuu normalement car il m’en reste une à faire.
Bon je la rejoins par une petite route bitumée assez pentu, où d’ailleurs une grande partie des gars poussent leur BIKE, moi curieusement, les crampes ont disparu, je monte à la pédale au départ de la SPÉ 9 avec deux jeunes affutés, avec des petites sacoches, sans coudières, comme on dit à poile quoi, comme s'ils n'avaient rien fait, frais comme des gardons, avant leur départ j’ai discuté un peu avec eux, et là j’ai vite compris que je n’avais pas faire à des pinpins comme moi, les gars ils te décrivaient la piste par coeur, moi j’ai juste demandé s'il y avait des relances, ils m’ont fait une description précise et en détail ce qui m'a permis de bien anticiper avec leur repaire.
Spé 9 (Bardou)
Je laisse partir mes jeunes cadors avant moi, pour attaquer une dernière descente magnifique, en résumé un mixte de toutes les spéciales de la journée, sous bois, dalles glissantes, parties pentu engagées, virages serrés dans les rochers, petites relances trialisantes, du rapide dans des toboggans entourés de vieux mur de pierre, pour finir dans un torrent asséché avec des marches de 1 m à passer, voilà une bonne dernière SPÉCIALE, qui m'a bien régalé car plus je descendais et plus j’avais la pêche.

Du coup dans mon élan j'ai filé direct au paddock avec la BANANE, parce qu'il commençait à faire nuit, quant aux gars qui étaient partis avant moi ils étaient tous allongés par terre en train de se pauser sur la route, il nous restait environ 5 bornes de piste cyclable que j’enquille façon contre la montre avec des jambes de feux pour arriver à OLARGUES. Les crampes se sont fait une raison elles n’ont laissé tranquille pour finir en beauté.
Enfin arrivé à 19h15 environ, et sur le pont EIFFEL où Nath et Lucie m’attendent, je peux aller chercher mon GRAAL, mon autocollant OR à coller sur la plaque que Lucie a pris un malin plaisir à mettre , tout ça pour un autocollant, suis trop fier de moi.
Conclusion, des 3 « EPIC » que j’ai fait, le premier sous le soleil et environ 18 ° dans la journée, pour moi il a été le plus dur physiquement, les portages c'est pas pour moi, cette année le niveau technique des descentes était plus dur, heureusement que l’on a pas eu en plus celle des pylônes des années précédentes, la plus dure que j'ai faite aux EPIC précédents, sur 9 Spé il n’y en a eu que 2 SOFT la 1 et la 6.
Malgré tout, j’ai fini moins entamé que les autres années, bon j’ai mal partout je vous épargne les détails, 14h00 de bike ça laisse des traces, en fait les crampes que j’ai eu mon empêché de me tirer dessus, quand elles n’étaient pas là, j’avais un bon rythme.
Au final, je fais 9 ème master 1 en 1h34 de descente chronométrée (ma dernière année en master 1, youpi)
et 69 ème au général sur 127 FINISHER

Si vous voulez faire une grosse journée d’enduro et dépasser vos limites et sortir de votre zones de confort, l’EPIC ENDURO vous attend.
C'est le premier, le plus dur, après ÇA PASSSSSE CRÉMMMMME.
Le mot de la fin, BRAVO aux organisateurs pour cette épreuve hors norme, car malgré les conditions sanitaires actuelles, restrictions etc etc … ils nous ont offert encore une fois une belle épreuve pour la septième édition.
J’espère que mon récit vous a plu et que je ne vous ai pas trop saoulé.
A + FRANCKY
Ajouté le 20/10/2020 par FRANCKY - 0 réaction


