bonjour à tous
les résultats du club
BEN : 11 ème au général
STEPH ; 33 ème " " 5 ème master
FRANCKY : 36 ème " "
BERTRAND ; 79 ème " "
ERWAN : ABANDON SUR CASSE
BRAVO À TOUS ET MERCI AUX SUPPORTERS DE ST PONS VTT QUI ETAIENT PRÉSENT
vidéo en cours de montage (il y a du dossier )
Alors par où commencer ?
On va commencer par planter le décor :
Temps beau pour la saison, et même chaud, on va souffrir.
Vélo, impeccable, réglé aux petits oignons, il ne s’imagine même pas le traitement de choc qu’il va recevoir dans la journée.
07h45 ; je retrouve mon maître à penser, mon mentor, celui qui m’a appris à rentrer le maillot dans le short et à porter des chaussettes à damier et en passant à faire le poubelles des magasins de cycles pour y trouver des cerceaux…..
On récupère les plaques, passe par l’organisation et on s’enquille la première montée.
Que dire de l’organisation, rien, parfaite, des gens avec le sourire, des filles qui distribuent des T shirts, mais qui elles, mouillent le maillot pour que les gars comme nous n’attendent pas, c’est beau. Et puis, en haut au départ il y a un phénomène à lui tout seul, à savoir Pinson qui prodigue les conseils et qui connaît ou presque chacun d’entre nous.
Parce que cette course, c’est les championnats du monde de Gémenos, quand même, et que chaque gars qui est là se prend pour un top pilote vis à vis de celui qui vient de loin.
Le top pilote qui a tout à gagner, personne ne peut le rater il est tout rose, c’est NICO QUERE, et vu comment il prend le départ de la SP1 et saute la première marche, moi je me dis que je vais passer à gauche et rien inventer, c’est pas le jour.
D’ailleurs la suite me donnera raison, rouler pas plus vite ka fond, mais pas super plus vite ka fond sinon, gare à tes roues, et c’est Francky qui va ouvrir le bal.
Il part le 13 avril avec une plaque 13, que des signes. Francky, la première marche il passe à gauche, moi quelque part cela me rassure.
Entre temps partent Steph, et Ben en solo à 20 secondes d’écart, et Erwan dans le premier paquet de 3.
Puis c’est mon tour. Je roule avec Maverick et Goose, 2 top pilotes de chez PROBIKE SHOP, rien que cela, l’ordre est vite fait partez devant, prenez l’apéro cela me fera venir.
Donc ça démarre, HA ces jeunes qui roulent comme des dingues, moi cela me fascine, j’ai bien regardé, je n’ai pas trouvé où ils cachaient le bouton ON/OFF de leur cerveau.
Moi le mien non plus je ne le trouve pas, il y a un moment où ça dit : Vas y mollo tu vas t’en mettre une.
Bref je suis mes jeunes au train, et laisse bien 50 m d’écart sinon je ne vois rien tellement c’est sec et que la poussière me sèche le gosier.
Gérer, gérer, et encore gérer, moi qui ne connaît même pas les codes d’accès de mon compte en banque, me voilà en train de gérer une course…..
En fait, c’est mes dents qui me rappellent l’état du terrain, elles claquent tellement le sol est défoncé, un plombage en croise un autre entre ma mâchoire supérieure et inférieure et qu’ils se causent : « Tu viens d’où ? » - « Molaire n°3 derrière à gauche ». – « Ha ok bon voyage alors ».
Mes bras eux font ce qu’ils peuvent pour amortir et compléter les 150 mm de la fourche devant qui a fort à faire.
Je m’enquille les 2 montées, c’est là que mon cerveau lui passe sur ON :
« Ca monte – Mets les watts et tu s’occupes de rien, ton cœur s’occupe de tout ».
Bizarrement, sur le bord, un tas de Gugus ont tous la même position :
Cul en l’air penché en avant.
Au début j’ai cru que c’était l’heure de la prière et qu’ils étaient tournés vers la Mecque.
Mais la Mecque les gonfle et ce sont les roues qui se dégonflent.
Sainte Rustine priez pour nous, Sainte Chambre à air priez pour nous et Saint Tubeless dégonflez tout.
J’attaque la fin de cette spéciale à la bascule vers ST PONS avec le cœur à 200, et un gus devant qui veut pas se pousser. Physiquement je récupère plu vite que lui et qu’on se colle derrière une fille en retard.
Ha ces femmes au volant mais comme une fille qui se respecte, elle se jette dans le fourré pour nous laisser passer et même que je double le gonze de devant.
Fin de SP1, j’ai les yeux qui piquent la poussière, les bras qi font clop clop et que l’on attaque la remontée.
A pour des commentaires, il y en a des commentaires, et que si et que si et que si.
On se remonte à la vigie.
La haut Pinson est toujours en super forme : « Pour la 2 les gars n’attaquez pas c’est de la DH pure, pensez à freiner ».
On croise Francky qui a fait les deux tiers de la spéciale avec la roue avant à plat.
Cherchez pas Francky, il nous l’a dit : « En course, la matériel on s’en fout – Dans 3 jours je fais toutes les poubelles du coin pour y trouver un cerceau. »
Si dans 3 jours vous voyez un type penché dans le container de chez TINAZZI avec une poussette à côté, non ce n’est pas un Rom, c’est Francky qui cherche une jante après avoir récupéré sa fille à la crèche.
On se rejette dans la pente, c’est défoncé de chez défoncé, là c’est ma rate qui se croise avec moi foi parce que les plombages eux, il y a longtemps que ils ont mis les bouts.
J’arrive à la jonction et là CRAC, c’est le drame, impossible de pédaler, les manivelles sont bloquées à midi et 6 heures, et là je vois que la chaîne à sauté entre le boitier et le petit plateau.
Milles sabords, iconoclaste, bachi bouzouk, je continue avant de m’arrêter pour essayer de débloquer le tout sur le bord.
Tire, pousse, pousse tire, rien n’y fait, je vois passer le concurrent qui partait derrière moi, je maudis ROCKY MOUNTAIN et le fait qu’ils ne montent pas des vis pour éviter ça. Un gars vient me voir, et là j’ai fait mon Francky : « En course, ça passe ou ça passe !!!! »
Retourne le vélo et roule on verra après. J’ai passé la dalle en travers avec un gars collé au cul et mes pédales en vrac.
Pour celui qui prendrait la lecture ici même, c’est tendancieux avec mes histoires de pédale et de gars collé au cul, mais il faut tout lire depuis le début. Bande de fainéants et ne pas lire en travers.
Je bunny up tant bien que mal dans le saut de la citerne et finis en bas à pied en courant.
On remonte pour le dernier coup.
J’entends de ci de là que Francky est en orbite, et qu’il compte réparer la station spatiale Européenne, que Ben fait son bout de course tranquille, que Steph fait pareil et que Erwan, lui, attaque des travaux de terrassement avec les côtes et que, pour lui, pour aujourd’hui c’est fini. Courage Erwan, j’espère que ça va aller.
La dernière ?
Aller, la trialisante, la plus technique avec un morceau où il faut pédaler sans pédaler et trajecter avec les mollets qui font gla gla et les cuisses qui commencent à être dans le rouge.
C’est reparti, pour le début de cette spéciale qui maintenant ressemble plus à la piste de DH des 2 Arcs en fin d’été qu’à une piste d’enduro.
Je colle mes 2 lascars et arrivé à la zone ravito là où je me mets à pédaler, re chaîne, re coincée et re à 6 heures et douze heures.
Bon là les insultes de tout à l’heure ne suffisent plus, bizarrement, cela finit par se remettre d’équerre et je me remets à l’attaque.
Tellement à l’attaque que juste avant le toboggan qui traverse le DFCI je prends l’appui et que la roue devant part à gauche et moi à droite.
C’est pas grave, jusque là tout allait bien, pas de chute, pas de crevaison, même le mec en rose avec le numéro 2 il s’en est mis une, j’ai droit c’est dans mon quota.
J’enquille le trialisant en mode défoncé du cœur, tant pis, je tire un max tout droit, mes yeux cherchent désespérément une trajectoire et là c’est devenu Beyrouth.
Je rattrape un premier gars, puis un second qui traîne, mais qu’est ce que tu veux doubler là dedans sans te mettre au tas, le dernier à doubler c’est Steph, un autre Steph avec qui on roulait il y a belle lurette alias michaou.
J’arrive derrière lui soudé, et annonce « à gauche ».
Bon ben à gauche il y est allé et moi aussi, et VLAN, tout le monde dans le décor, ramasse mes abattis, envoie mes excuses et repart pour la fin complètement défoncée de ce parcours.
Me reste la partie roulante pour me sortir les tripes et attaquer. Sur la partie roulante, j’attaque m’en fous je roule.
A l’arrivée, j’entends mon prénom. Que c’est bon.
MERCI, MERCI à vous d’être venus nous encourager, ça fait chaud au cœur.
Maintenant, Francky va vous raconter sa course en vidéo et moi je dis que l’on a tout donné.
A peine la ligne d’arrivée franchie, j’attaquais la SP4, rentrer à la maison pour aller poser mes enfants voir Henri Dès au Silo, mais ça c’est une autre histoire……
A + FRANCKY
Ajouté le 13/04/2014 par francky - 0 réaction


