R'enduro de la mégabaume

Voici la vidéo !

J'éspère que ça vous plaira car comme aime à le dire Bertrand, j'en ai chié ! (vous comprendrez en regardant la vidéo...).

Révisez vos classiques (les bronzés font du ski) si vous n'êtes pas au point, et désolé pour la caméra qui bouge sur mon casque, mal fixée... A regarder en 720p wink

 

 

Vous voulez le résumé de la sortie NEIGE de ce samedi? 

Bonne lecture :

Bon, cette sortie du samedi est partie d'un défi. 

Quoi de mieux à 37 ans, presque 38, que d'aller faire l'andouille dans la neige?

La réponse je la doit à Théo. Qui me dit : mega Baume avec un son dans la voix qui ferait trembler de bas en haut la plus acariâtre des profs de latin vieille fille de surcroît. 

Si gentiment proposé, j'ai accepté, non sans me rappeler que du haut de mes 38 ans, j'avais l'âme enfantine. 

Alors départ 13h00. Faut quand même signaler que j'ai avalé au bazooka un plat de pâtes chez tonton Francky avec un cordon bleu qui fera du rappel entre 13h10 et 14h00 entre mon estomac et ma glotte. 

Quel chef ce Francky! 

3 étoiles au guide des pâtes d'or, breveté par le docteur Ferrari lui même, le même qui préparait Lance pour ses 7 tours de France.  

Le tout servi par un Francky qui rentre du cours du samedi matin, et qui me sert torse nu et juste avant la douche. Il m’aurait filé une bouteille d’eau avec un crapaud dedans que j’aurais pas été étonné. 

Pour le moment, c'est avec Nico, Mathieu, Theo, Steph et Bibi qui attaquons l'espigoulier par la route. 

Ce qu'avait pas prévu tonton Francky c'est de mettre les produits qui vont bien dans les pâtes. 

Je suis collé, scotché, à l'arrêt. Impossible d'avancer comme a l'accoutumée. 

Devant ça avionne sévère. Nico est en mode tout à droite, je ne sais pas ce qu'a bouffé ce garçon, mais la Princesse a du lui faire des pâtes a l'EPO à lui. 

Moi, je pense fort à la Princesse, d'habitude quand j'ai un coup de mou, je peux toujours me raccrocher à elle en fin de peloton et masquer mon coup de mou en restant avec Émilie. 

La, elle est au fond de son lit, et Nico lui donne ses laxatoussif. 

Vous ne connaissez pas le laxatoussif ? Mais si, quand vous toussez fort, prenez un laxatif puissant, vous allez voir c'est radical, vous aller réfléchir 2 fois avant de tousser. 

45 minutes, c'est ce qu'il nous faudra pour rejoindre le col.
De là c'est parti pour une randonnée en raquettes, mais sans ces dernières, jusqu'au départ de la MEGABAUME. 

Pierrier ou pas that is the question. A l'unanimité, on vote pierrier, Steph un tantinet septique se demande lequel des singles sera plus technique ?

En fait pour Steph le plus dur serait de se faire sponsoriser par Nespresso et d'intégrer une cafetière au camelbak. 

Sur ces entrefaites, on se jette dans la pente. Quand je dis jeter c'est un peu cela, tu ne sais pas trop où tu vas, il reste 20 cm de neige et ma foi, le cerceau qui me sert de roue avant va ou bon lui semble. 

Le hic arrive. Le hic c'est le pierrier avec virage à droite puis un coup d'appel contre appel et paf tout droit dans les pente à nouveau. J'ai eu l'appel, pour le contre appel je suis tombé sur la messagerie de Steph qui disait : je suis en mode dérapage artistique, passez d'un bord ou de l'autre, et après la chute c'est à vous. 

Il a fallut s'arrêter en glisse. 

Le plus con dans ces moments, c’est comme à cheval, c’est de remonter en selle. 

Partir dans la pente, sur un pied, essayer de le mettre sur une pédale, et tenter tant bien que mal de poser le second sur la seconde pédale. 

L’espace d’un instant, j’ai eu le sourire, Théo m’avait bien fait rigoler 10 minutes avant en me disant que jeudi il avait neigé à Marseille, et que lui à ce moment là était en TP de massage de fesses…. Et qu’au lieu de faire son TP, il regardait la neige tomber.

Ben là, c’est moi qui aurais besoin de me faire masser l’arrière train, mais cela tombe bien, Michelin à tout fait comme il faut. 

Au fur et à mesure que je mets le second pied sur la seconde pédale, je pose mon séant sur le pneu, rapport à la pente, pas pour mon plaisir personnel, cela s’entend bien. 

Préparation M favorise la cicatrisation et empêche la douleur je peux vous le dire, au fur et à mesure que je descends, je sens le pneu se coller sur mon short mouillé qui commence à geler, et le tout vient se poser en cataplasme ou bain de siège, c’est au choix. Le traitement est radical.  

Du coup, je n’ai d’autre choix que de laisser aller le tout à la vas y que je te pousse et d’enquiller le pierrier jusqu’où je pouvais. 

Elle est belle la jeunesse, je les entends derrière qui m’encouragent à se casser la voix. 

Chance pour moi que le pierrier n’est pas plus long, parce que sinon, je vais pouvoir passer les sélections de THE VOICE version castra. 

Ou version catastrophe, c’est selon.

Une fois toute la troupe en bas, il faut attaquer la seconde partie, qui normalement est en sous bois, superbe magnifique, avec de l’appui. 

Là ; il va falloir se concentrer et cligner des yeux aussi vite que la boue me remonte sur le visage, en fait ce n’est pas du VTT que l’on fait, c’est du rafting, ou du canyoning, je ne sais plus trop. 

Pendant que les 2 sauvages derrière s’échangent leurs caméras d’un casque sur l’autre, avec Steph, on décide de poursuivre. 

Le bain de boue est compris dans le forfait, et derrière j’entends le père Théo qui joue a cache caméra, un coup je te filme l’un, un coup je te filme l’autre. 

La fin de la spéciale nous ramène à la route, chic, chic chic, on va pouvoir se remonter sur la route rien que pour nous… 

Tu parles, comme le SAINT PONS VTT sortait, j’avais demandé à fermer la route histoire de faire des entraînements privés…. 

On va croiser comme cela en passant, le kiné, Pinson, alors que nous, on est train de remonter l’Espigoulier pour la seconde fois. 

Je suis cuit, parti à midi avec 2 bidons, notez que j’ai bien dit bidon, ne dîtes pas gourde quand Francky est dans le coin, sinon, il va dire que vous en faîtes une belle de gourde. 

En fait cette sortie, c’est les bosse du 13 déguisées. Aux Bosses, tu montes 2 fois l’Espigoulier, en vélo de route, là, on se tape la remontée de 30 minutes un second coup. 

Ha ces jeunes, le Nico devant pédale toujours après quoi, je ne sais pas. 

Moi je repense à Emilie dans cette montée, qu’est ce qu’elle doit être bien sous la couette avec un chocolat chaud, et le tout sans avoir envie de tousser !

Là haut, il est 15h40, le froid nous cueille, mes arpions se retournent sous ma voute plantaire histoire de ne pas se plaindre et surtout de rester en vie. C’est pas facile à faire, mais quand il faut il faut, cela ressemble au final à un Mac knacky avec les arpions au milieu. 

On va descendre par le vallon de Tuny, à croire que le père Théo a choisit tous les singles soit boueux, soit avec des dalles en pente afin d’être sûr d’avoir de la matière dans la boîte à image. 

Je me les gèle sévère, et pour couronner le tout, ma cuisse droite me fait savoir par cette excellente douleur que l’on appelle une crampe que je ne l’ai pas assez alimenté en ce précieux liquide composé d’hydrogène et d’oxygène. 

Je sens que je ne vais pas pouvoir donner le meilleur de moi même, mais tant pis, je me lance sur l’arrière train de Mathieu qui lui ne dit pas un mot, à mon avis, c’est pas lui qui a écrit l’Evangile selon son prénom, parce que ce garçon est d’une discrétion extraordinaire. Il ne se plaint jamais, roule son bonhomme de chemin et le tout en 26’’ et avec un amortisseur qui amortit autant qu’une voiture qui file vers le Maghreb en plein mois d’aout. 

Cette seconde spéciale, est loin, très loin d’être une promenade de santé. Faut relancer en permanence, et avec Théo accroché sur mon pneu arrière faut relancer 2 fois plus. 

Le hic, c’est que devant Steph est soit en train de commencer d’accuser le coup, soit de peaufiner les réglages de sa NESPREBACK, je veux dire par là sa machine à café embarquée. 

C’est une chance, que Steph me ralentisse, de toute façon je ne pourrais guère aller plus vite, ma cuisse gauche a rejoint ma cuisse droite dans son équation chimique, et je sens que cela tire vigoureusement et que quand cela va lâcher, je vais avoir très très mal. 

Je croise pèle mêle une marcheuse qui se jette dans un taillis, histoire de ne pas avoir la figure coupée en 2 par 5 gugus lancés en mode poursuite jusqu’à GEMENOS. 

La course est lancée jusqu’en bas et vu que mon cœur avait déjà fait 2 heures à 170 pulsations de moyenne, il finit de prendre son rythme à 179, quand je vous dis que les sortie sont musclées…. 

A Gémenos, je vais me trainer jusqu’à la fontaine pour m’hydrater de l’intérieur, Steph m’explique que cette eau est extraordinaire, me dresse le bilan chimique et les propriétés physiologiques ce cet excellent breuvage, mais mes 2 cuisses qui sont en train de se bloquer ne veulent plus rien entendre, elles veulent boire, vite sinon, elles vont faire grève, et je serai bien embêté pour débrayer jusqu’à Marseille. 

Chance sur le parking, nous attend Tonton Francky qui veut tout savoir et rien payer, Monsieur est en mode jambes en l’air pour demain…. 

Les sorties sans Emilie, c’est bien aussi, ça permet de faire 2h30 de fractionné non stop.

aa

 



Ajouté le 08/02/2015 par Bertrand - 0 réaction

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