l'enduro veilleurs de vie

bonjour à tous 

 

je vous mets les résultats de cette superbe journée à l'enduro des veilleurs de vie

 

résultats : Théo         6   ème au général  5 ème sénior

                  Francky    26    "      "      "        4   "     master 1

                  N'ko         27    "       "      "       19  "    sénior

                  Steph         40    "       "       "       2    "    master 2

                  Nico         49    "       "       "      19    "   sénior

                  Bertrand  76    "        "      "      52   "   sénior

                  Mathieu   77    "        "      "      53   "   sénior

                  Erwan       98    "         "      "     21   "   master 1

                  Antho      101   "         "       "    65    "  sénior

                  Emilie     105    "         "       "      3   "  féminine

                  Mehdi     119    "         "       "    10   "  junior 

                    Eddy    142     "        "       "     80  "  sénior

                        J-b    184    "        "        "     22  "  junior

voila encore bravo à tous et surtout à l'équipe de TRIBAL SPORT  pour cette belle organisation 

le résumé de  BERTRAND

Comment commencer cette journée? 

 
Par la fin par le début, par ce réveil a 05h30 pour être parti a 06h30? Ou par le retour et dès que j'ai franchi la ligne d'arrivée on se regarde avec N'KO en se demandant si c'est la dernière et puis finalement, comme un fumeur de clopes invétéré, on s'est donné encore 5 ans.... 
 
5 ans pour voir, 5 ans pour rester encore en vie et participer à notre manière pour aider les veilleurs de vie. 
 
Dans 5 ans on refait le point, j'espère plutôt que Pinson, Romain et ses potes vont mettre au point un XC pour les vieux comme nous. 
 
Mais bon, en attendant il est 7h00 et je suis sur le parking devant le parc. A peine arrivé, je retrouve mon N'ko avec son petit protégé, Lucas? Non, non Florian, bon il joue avec Lucas le soir aux playmos  jusqu'à 22h00 mais bon c'est Florian NICOLAI quoi. 
 
Toi tu peux jouer aux playmos et même aux barbies, tu passeras pour un attardé, mais quand tu es top pilote, tu te dis que le velo playmo de ton minot prend des traj qu'il ne reprendra jamais de sa vie. 
 
C'est marrant, cette douce sensation qui m'envahit, de haut en bas. 
 
En fait tous les constipés, les coincés du boyau et même ceux qui pondent des briques devraient venir faire des enduros. 
 

L'enduro en compet, c'est mieux que les dragées fucka, entre le moment ou tu prends ta plaque et le moment de départ de la première spéciale, un grand jeu de cache cache se met en place avec n'importe quel arbre comme cachette. 

 
Bon, on est quand même là pour faire une course et faudrait penser à monter l'espinagoulier. 
 
Mais avant ça, une petite photo de groupe, avec presque tous  les inscrits. 
 
Il nous manque les Grandcolas, forcément, Steph est au café, et Theo traine sur le paddock, entendez par là qu'il est encore au lit. Mon mignon, il lui faut 20 minutes pour être prêt le matin, tant pis, il se rattrapera le soir, il aura sa photo sur le podium, pas mal non? 
 
Bon on y va? Aller en route pour la boule, Francky mène le train, selle haute, le sourire aux lèvres, avec N'KO, ils se racontent les dernières de 15 ans de course en arrière. 
 
Francky n'a qu'un seul mot à la bouche: on va rater le PARIS ROUBAIX, que voulez vous, on ne se refait pas, routard un jour, routard toujours, en fait Francky il fait de l'enduro pour 2 raisons. 
 
La première c'est qu'il s'entraîne moins qu'avant, quand on est routier, vous comprenez ma bonne dame, il faut faire le métier, rouler encore et toujours, prendre les bons produits, oublier le Nutella
 
La seconde c'est que Francky, il aime bien se dire que c'est passé, qu'il a faillit s'en mettre et que finalement c'est passé. 
 
Là haut, petit apéro pour les premiers arrivés avec Romain, mi homme mi appareil photo, et ce qu'il y a d'étrange c'est notre Princesse. 
 
On ne l'entend plus, elle ne râle plus, une grimpette de 50 minutes et rien pas une réflexion, mais j'ai compris pourquoi.
 
Elle va même jusqu'à trouver Nico beau, affuté du mollet, un truc de dingue. 
 
En fait je crois qu'Emilie n'a toujours pas digéré l'EPIC de la semaine dernière, elle a encore mal aux fesses, 100 kms de VTT dans la journée, ça force le respect. Trop occupée à se demander comment soulager la douleur de son fessier, elle n'a rien dit, à moins que la lecture de la notice de préparation H l'ait trop accaparée tout le temps de la liaison. 
 
Depuis que l'on est parti, je vois un truc, c'est que les pros et les top pilotes roulent sur des vélos jaunes, Flo, Queré, N'KO, Théo, tout ce petit monde a un cadre jaune du plus bel effet, fluo, de préférence. 
 
Revenons bien 20 ans en arrière, je me revois sur le devant du collège avec mes baskets ADIDAS avec des lacets fluo, c'était la mode, en fait, la mode revient toujours. 
 
J'ai eu envie de dire à STEPH, garde ton SPE en 26", dans 20 ans tu le ressors du garage et il sera à la mode, mais Steph était encore en bas. 
 
Un petit café? 
 
On boira le café en haut, avec au commandes du bar ROMAIN, le ROMAIN de chez TINAZZI qui prend en photo tous les pilotes et leur sert un petit remontant avant de s'élancer dans l'inconnu. 
 
Question de s'élancer d'ailleurs va falloir y aller, alors nous on a choisit notre ordre, on fait Nico, Bibi et Medhi, dans cet ordre, on va dire que la nature est respectée. 
 
Bon ben quand faut y aller faut y aller. 
 
C'est darty mon quiqui, dans 15 minutes on livre la pizza au Parc de ST PONS encore chaude. Ce sera une mix, bien secouée et tout mélangé. 
 
Je m'élance sur le premier toboggan, j'ai pris à gauche, comme FLO, faut suivre les choix des tops pilotes à vélo jaune, on perd pas de temps, on en gagne pas qu'il a dit. 
 
Ben si il l'a dit alors feu. Derrière, c'est mon coeur qui va se mettre le feu, le cardio m'alerte que je suis dans le rouge, et comme un copilote de rally, je me lis les notes dans ma tête, 150 mètres à fond tout à droite, remonter 2 pignons, baisse la selle,  relance, et attention à ...... 
 
Ben l'arbre qui est légèrement incliné, Medhi derrière lui fera un bisou, moi j'y laisse une épaule et Nico devant fera comme moi. 
 
Merci qui, merci les notes du road book, prises à la va vite. 
 
La prochaine fois, j'achète un renault Trafic, je colle le vélo dedans et et je monte me faire les spéciales en mode reco. 
 
D'ailleurs savez vous quelle est la meilleure voiture du monde, non? Ben c'est le renault Trafic 2, une voiture qu'elle est bien pour la conduire, que dedans tu peux mettre des vélos, l'atelier, ta femme et les enfants et même y dormir les soirs de course. 
 
HHHHHHAAAAAAAAA FRANCK GOEFFIC sort de mon corps. 
 
La meilleure voiture du monde c'est pas ça, c'est gris, c'est gros, 4 roues motrices et c'est Anglais qu'on se le dise, d'ailleurs ce n'est pas une voiture, c'est un art de vivre. 
 
Question Trafic d'ailleurs sur cette spéciale ça bouchonne un peu, j'arrive à la partie un poil tendue et c'est un peu comme à VERDUN, je me retourve avec des vélos en tous sens, des gus arretés sur les bords, et là si tout à l'heure avoir un vélo jaune permettait d'aller vite, ce coup ci, ce sont les vélos roses ou à fond rose qui n'avancent plus. 
 
Eddy est calé sur le coude, il a du prendre le passage à pied pour un comptoir, lui d'un côté et le vélo de l'autre, un autre Gus est étalé tout pareil mais de l'autre côté, le cul en l'air, on dirait qu'il est aux champignons. 
 
L'ouverture des supermarchés le dimanche j'ai toujours trouvé que c'était une mauvaise idée, tout le monde se bouscule et voilà le résultat, on appelle ça l'affluence. 
 
Je me fraye donc un chemin au milieu de l'hécatombe de cyclistes pour aller attraper la seconde partie de cette spéciale, longue comme un jour sans pain mais pas sans rebondissements. 
 
A cette seconde partie tout en pédalage et en relance, mon pilotage devient un poil moins agressif qu'au début, je me mets tout d'un coup à penser à notre Princesse, qui a su apprécier la descente doit être en train d'aimer les relances, mon esprit s'occupe comme il peut, en bon Président je pense à mes ouailles. 
 
Sur la fin, je ne sais plus si mon coeur est à gauche à droite ou si ma poitrine va exploser avant l'arrivée, si des fois elle tient jusqu'au bout, le père Pinson, je le retiens, il nous gâte. 
 
Ouf que l'arrivée se présente à moi comme une opportunité de souffler, depuis bientôt 200 mètres, mon corps est tendu comme une arbalète, tout mon moi intérieur se concentre pour respirer,  tous mes orifices respirent, c'est terrible. 
 
Petite liaison en montée pour changer, on se fait le bout de chemin avec Mathieu, Medhi et Nico, chacun son rythme pour aller toper la SP2. 
 
Alors cette SP2, est une tuerie, si tu n'aimes pas les cailloux, passes ton chemin, si tu n'aimes pas la poussière, reste à la maison. 
 
L'ordre pour nous est comme à la première, inchangé, sauf que là, je me sens chaud, mon Nico devant je m'en vais lui renifler l'arrière train jusqu'en bas. 
C'est sans compter les kilos de poussière que ce petit ingrat va me jeter dessus au fur et à mesure. 
 
Je cherche désespérément à y voir clair mais c'est comme qui dirait impossible, respirer, impossible aussi, j'ai la bouche sèche comme un lendemain de cuite, pas moyen de déglutir, le gueux, je suis obligé de le laisser filer si je ne veux pas m'en mettre une dans les cailloux de la partie basse. Le vélo saute tel un cabri de droite et de gauche, mon genoux gauche croise mon genoux droit et mes rotules en se croisant se demandent si leur fin est proche. 
 
Bon, ça c'est fait, la chicane de l'arrivée s'avale comme de rien mais Erwan arrive soudé et il a du voir le passage à niveau qui se ferme sur le Paris Roubaix, en regardant sur son smart phone en haut avec Francky qui voulait avoir le classement intermédiaire avant la quatrième section de pavés,  et il se dit que ma foi il va faire pareil, barrière pas barrière, il passe tout droit. 
 
Il commence sérieusement à faire chaud, mes cuisses deviennent un poil plus dur qu'au début de journée, j'ai pas du prendre les bons produits, ou alors il va falloir revoir les doses avec Francky, parce que là je sens que la montée jusqu'au Cruvelier, je vais la sentir passer. 
 

Derrière moi me colle aux basques les jeunes depuis le début de la journée, JB et Medhi et là, le vieux va faire la différence à l'expérience dans la montée, je prends mon temps mais cale le rythme tranquille sur un pédalage de vieux. 

 
Les jeunes derrière lâchent prise, et je les distance. Je les retrouverai finalement en haut, qui arriveront JB en tête, et Medhi beaucoup plus longtemps après, juste avant le départ de la dernière spéciale. 
 
Ils m'ont étonné ces jeunes, JB surtout, il est balaise le minot, déjà quand je lui mets des baffes, il ne bronche pas, c'est une qualité indéniable, rien de pire qu'un jeune qui répond. 
 
Après, il s'est enquillé les 3 spéciales sans broncher avec une crevaison au milieu en gardant sa bonne humeur et sans perdre la gnac. Moi je dis que le JB, va falloir se garer parce que bientôt il v nous pousser vers la sortie. 
 
On va pouvoir se remettre à la route direct pour qu'ils ne nous humilie pas trop en vieillissant. 
 
Départ de la SP3, moi qui depuis le début lâchait mon Medhi assez facile, là, il s'accroche à mes basques depuis le début de la spéciale, j'entends ses pneus à mes trousses, il va falloir sortir mes dernières tripes dans les relances pour m'en débarrasser, ces jeunes, on ne peut pas être tranquille et confiant 5 minutes, moi  qui croyait qu'il était fini, le minot s'est refait une cerise dans la montée du Cruvelier pour revenir en pleine forme au départ. 
 
On sent que ces jeunes sont drivés par l'homme qui est amoureux des Renault Traffic. 
 
Le renard emmène ses renardeaux sur les courses, ça promet. 
 
Cette spéciale est pire que les autres, un mix de cailloux, de relances, de cassant elle a tout pour t'envoyer soit en service de chirurgie orthopédique, soit en service de cardiologie. 
 
Pour une fois que j'ai du cul, elle ne m'enverra nulle part, mon coeur s'accroche, et pas une chute ne viendra troubler mon parcours. 
 
L'arrivée est une délivrance, je me tâte de partout, entier je suis et intact, il a raison N'ko, le XC ça fait moins peur, mais quelle banane ces 3 spéciales. 
 
 

 la VIDÉO de l'épisode ii en cours de montage PATIENNNNNCE 

A+ francky



Ajouté le 13/04/2015 par francky - 0 réaction

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